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Ordre du jour du 19 mars 1962

Mémoire

Chaque 19 mars, lors des cérémonies organisées par la FNACA, le morceau de bravoure est, avec le « message à lire » émanant de ses instances nationales, la lecture solennelle de l’ordre du jour n° 11 du général Ailleret reproduit ci-contre.

La question se pose de savoir si les participants réfléchissent bien aux « messages » portés par chacune de ses phrases ou s’ils pensent à autre chose. Car chacune d’elles a un sens bien précis qu’il convient, pour le comprendre, de recadrer dans son contexte historique.

Encore faudrait-il faire l’effort de rigueur morale, et pas seulement intellectuelle, pour s’affranchir des clichés, des idées reçues et de la basse propagande.

Voici en tout cas les résultats de ma propre analyse.

Premier alinéa :
« L’adversaire » outrageusement ménagé

Pour qu’il y ait « cessez-le-feu » ii faut sur !e terrain deux ennemis, deux camps opposés. Elémentaire, certes. Encore convient-il de désigner franchement l’autre, bien connu des forces françaises puisqu’elles l’affrontent en « plus de sept ans de combats ». Mais dès la première phrase, le ton est donné et l’on perçoit, sans doute chez l’auteur l’appréhension des difficultés à venir, à coup sûr à l’échelon le plus élevé de l’Etat, l’expression de la volonté politique de poursuivre le processus engagé qui va conduire inexorablement à l’indépendance de l’Algérie. Car, c’est évident en de telles circonstances, le document a reçu la caution du pouvoir.

Ainsi, l’ennemi implacable n’est-il ! plus qu’un simple « adversaire » alors que, la veille encore, sur le document signé à l’issue des « pourparlers qui ont eu lieu à Evian du 7 mars au 18 mars 1962 entre le gouvernement de la République et le FLN » [1], il est clairement désigné et à maintes reprises. Il s’agit donc bien du FLN, celui considéré à l’alinéa suivant comme constitué des « bandes armées des djebels ». Or, le drame de l’Algérie est bien là, ce FLN, « l’adversaire », ne se limite pas à ces seules bandes armées. Il a tué bien davantage que lors de ses affrontements avec l’armée française et il s’apprête à continuer, et en toute liberté. Ce qui est passé sous silence, c’est justement le terrorisme le plus ignoble pratiqué par un « adversaire », c’est sa fourberie, sa lâcheté, sa cruauté qui ont conduit à assassiner par centaines des femmes, des enfants, des vieillards afin de contraindre les plus faibles dans les djebels, dans les plaines côtières et dans les quartiers populaires des villes à respecter sa loi.
Mais tous ces crimes, tous ces massacres de populations innocentes, tous ces attentats aveugles, enlèvements, disparitions, ont été pratiqués par un « adversaire » déjà absous parce qu’on lui reconnaît des excuses, il est « souvent exalté ». En somme, avec un peu d’effort on pourrait presque le comprendre parce qu’il est « toujours courageux ».

Toute personne saine d’esprit et ayant une connaissance suffisante de la langue française - il s’en trouve comme ailleurs dans les rangs de la FNACA - appréciera l’usage du terme « courage » pour qualifier les forfaits des lanceurs de grenades dans les lieux publics, des égorgeurs de la nuit loin des réactions des forces de l’ordre. Mais il est vrai que le chef de l’Etat exprimait déjà un choix politique lorsqu’il évoquait, le 23 octobre 1958, la « bravoure » des combattants du FLN. C’était moins de cinq mois après être de nouveau parvenu au pouvoir [2] en tirant adroitement avantage des désordres d’Alger au mois de mai précédent.

Deuxième et troisième alinéas :
Un triple « succès » pudiquement reconnu

Tous les ordres du jour marquant la fin d’une guerre gagnée consacrent un ou plusieurs alinéas à la gloire des vainqueurs. C’est une forme épistolaire consacrée. Mais il n’est pas insignifiant de comparer celui de mars 1962 et ceux de 1918 et 1945 puisque la FNACA tient à toute force à en faire l’amalgame [3] Bien entendu, la comparaison peut porter sur la forme (longueur du texte, choix du vocabulaire, tournure des phrases) mais elle permet de tirer de meilleurs enseignements par la lecture « entre les lignes » afin de comprendre le message réel destiné à la postérité.

Celui de Foch est d’une singulière brièveté, trois courtes phrases en 56 mots. C’est bien peu pour quatre ans et trois mois d’une guerre mondiale qui fit s’affronter 65 millions de soldats et tua 8 500 000 d’entre eux, dont 1 350 000 Français. Mais le généralissime allié pense sincèrement, comme tous les rescapés de la Grande Boucherie, tous les responsables politiques du moment à l’exception de quelques nostalgiques d’outre-Rhin, que vient de s’achever la Der des Ders. Il se limite donc au strict domaine militaire car la « gloire » de nos armées comme « la liberté du monde » sont devenues « immortelles ».

Bien différent est l’ordre du jour du commandant en chef de la 1ère Armée française qui vient de signer avec ses trois homologues alliés l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie. D’abord, par sa longueur : onze phrases, vingt lignes, 193 mots ; également par le style qui reflète bien la personnalité de l’auteur ; voilà pour la forme.

Mais surtout parce qu’après les multiples drames subis depuis septembre 1939 qui l’ont conduite au fond du gouffre, d’où elle vient d’émerger par le sursaut miraculeux de son armée, notre patrie est encore bien loin de connaître la paix, y compris intérieure, d’assurer sa survie et de créer les conditions de sa renaissance. Soutenant la plume du Roi Jean, il y avait déjà de Gaulle qui pensait à l’après-guerre. C’est de la même manière, au-delà des mots et dans la pesanteur politique du moment, qu’il faut lire l’ordre du jour du général Ailleret. Alors que dans les deux précédents, tout le texte est consacré à la gloire des armées, celui-ci ne lui accorde que les alinéas 2 et 3 sur le total de 5. Les louanges sont limitées au strict « service minimum ». Nous sortions d’un putsch [4], il ne faudrait pas trop en rajouter.

Plus intéressant est d’observer que « l’adversaire » est décomposé en trois forces distinctes qu’il a fallu combattre et qui sont théoriquement battues : « les bandes armées des djebels » dont il est dit qu’elles sont « réduites à de petits groupes acculés à la défensive », « les forces rebelles de l’extérieur » dont il est affirmé qu’elles sont « tenues à distance », enfin celles visant la « guérilla généralisée », un vocable bien pudique pour couvrir toutes les formes d’actes terroristes en Algérie et en Métropole, dont il est précisé que l’extension de cette barbarie est « étouffée ».

Où en était la situation dans ces trois domaines d’action en mars 1962 ?
Pour avoir connu toutes les formes de combat en Algérie, dans tous les « djebels » et à toutes les périodes, parce que j’appartenais à des unités de réserve générale, je puis témoigner ici que le FLN n’avait déjà plus, dès le début de l’été 1960, « de petits groupes acculés à la défensive ». Même dans les montagnes les plus difficilement accessibles comme les Aurès, le Hodna, les deux Kabylie, l’Ouarsenis, le Djebel Amour... les survivants des grandes opérations du plan Challe de l’année 1959, se terraient dans leurs trous pour tenter d’échapper à l’anéantissement et leur préoccupation majeure du moment était, non plus « la défensive », notoirement dépassée, mais de s’alimenter pour seulement tenter de survivre. De leur côté, à la même date, a fortiori au cours de l’année 1961, les bandes stationnées au Maroc et en Tunisie ne tentaient plus de franchir en force les barrages électrifiés, car le point culminant des franchissements avait été atteint au printemps de 1958 [5] et avaient constamment décru ensuite pour se limiter à quelques rares cas individuels. Ces bandes du Maroc et de Tunisie n’étaient pas seulement « tenues à distance », elles étaient tout simplement bloquées dans des camps extérieurs où leur présence commençait à poser de sérieux problèmes de sécurité aux deux pays d’accueil.

Quant aux actes de terrorisme, ils étaient effectivement en situation d’étouffement en Algérie, mais en revanche en Métropole où ils bénéficiaient du soutien des divers réseaux complices des « porteurs de valise », ils avaient pris des formes variées et plus inquiétantes pour les autorités du maintien de l’ordre en s’exerçant essentiellement dans les banlieues des grandes villes concentrant des immigrés nord-africains [6]. Dans ces alinéas 2 et 3 il ne s’agit plus de proclamer l’écrasement de « l’adversaire », pourtant bien réel, mais de le ménager au contraire, car il devient dans les mots à venir l’interlocuteur privilégié pour préparer l’indépendance de l’Algérie comme le reconnaît !e texte signé la veille à Evian.

Quatrième alinéa :
L’armée proclamée garante de l’ordre en Algérie

Cet alinéa est un chef d’œuvre d’hypocrisie. Il commence par annoncer que le « rôle » de l’armée « n’est pas terminé. » Dont acte, après la proclamation du « cessez-le-feu » ! [7] Il fixe ensuite en quoi consistera ce « rôle ». Sur le papier, c’est parfaitement clair. Par « sa présence et, si cela est nécessaire par son action », l’armée doit « contribuer empêcher que le désordre l’emporte, quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau. »

« Sa présence » ? Les premières décisions de commandement appliquées sur le terrain dès la fin de mars 1962 ont eu pour effet de dégarnir immédiatement les zones dont les unités de quadrillage avaient le contrôle total pour les regrouper sur des bases plus importantes. Ces zones étaient, en toute logique, les plus éloignées des centres névralgiques et donc les plus sensibles aux réactions du FLN qui a pu aussitôt se livrer à ses représailles sur les populations ainsi abandonnées. Ensuite, étalé sur deux années (1963 et jusqu’au 2 juillet 1964), un plan de retrait a été appliqué au Constantinois, puis à l’Algérois pour s’achever à l’Oranais, à l’exception de la base de Mers-el-Kebir et des installations militaires du Sahara [8] avec la même méthode de regroupement au profit de bases plus importantes. Les effets de ces abandons successifs sont connus et les statistiques sur l’accroissement exponentiel du nombre des massacres à la disposition de ceux qui refuseraient encore d’en admettre les conséquences.

« Contribuer » ? Ce verbe signifie que l’armée ne sera plus seule à « empêcher le désordre », mais il n’est pas dit qui seront les autres contributeurs : la police française, la gendarmerie, des groupuscules classés sous le vocable de barbouzes qui vont éclore dans les mois suivants sous le prétexte de lutter plus efficacement contre les commandos de l’OAS ? ou encore la « Force locale » qui va être créée ? ou (et aussi) les unités du FLN franchissant en toute facilité les frontières abandonnées du Maroc et de la Tunisie ?
La réponse avait été en principe donnée la veille, 18 mars, dans le document d’Evian : « L’exécutif provisoire sera chargé notamment [...] de maintenir l’ordre public, il disposera, à cet effet, de services de police et d’une force d’ordre placée sous son autorité ;... » Or, la réalité a été rapidement tout autre. Il a fallu composer avec les bandes réorganisées du FLN qui ont rapidement occupé les campagnes et les djebels, puis, enhardies, se sont installées dans des villes et ont pu, lors du référendum sur l’autodétermination en Algérie du 1er juillet 1962, contrôler la quasi-totalité des bureaux de vote dans une parodie électorale [9] qui a donné 99,72% de « oui » en faveur de l’indépendance.

« le désordre [...] quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau » ? En mars 1962, le désordre en Algérie ne pouvait venir que de deux directions, le FLN, le partenaire d’Evian et l’OAS créée aussitôt après le référendum du 8 janvier 1961 qui avait donné 75 % de « oui » en faveur de l’autodétermination. Toute l’année 1961 - et pas seulement au moment du putsch d’avril - avait été jalonnée d’attentats ciblés et sanglants de cette dernière organisation qui montrait sa détermination meurtrière en dépit des actions menées par de multiples groupuscules orchestrés par le ministère de l’intérieur français. Il est apparu après le 19 mars que la lutte contre l’OAS avait reçu la priorité des efforts sur toute autre, mais l’une de ses conséquences avait été aussi de créer au sein des cadres des armées un climat général de suspicion et un malaise profond qui ont persisté jusqu’à la fin des années soixante.

On le voit, la rédaction de cet alinéa n’était pas faite pour apaiser les tensions. Quant au « désordre », ce fut bien pire : le crime organisé, le génocide, pendant que nos troupes, sur ordre express du pouvoir français, restaient confinées dans leurs cantonnements.

Cinquième alinéa :
Une curieuse définition du « Devoir »

II fallait bien, pour terminer cet ordre du jour en beauté, rappeler l’armée française à sa « tradition du Devoir ».
Que ! fut, dans la réalité des mois qui suivirent, l’application de ce « Devoir » ?

Progressivement, le voile se lève sur cette période sombre de l’Histoire de France. Des historiens sérieux accèdent à des archives jusqu’ici interdites de consultation et cette réalité est encore pire que ce l’on pouvait imaginer. Pour illustrer le comportement des chefs militaires responsables aux différents échelons hiérarchiques, des milliers de pages seraient insuffisantes, tant abondent dans les deux sens, et les drames affreux qui ont suivi l’exécution stricte des directives gouvernementales, et les actes de courage et d’abnégation dans le refus de les appliquer. Malheureusement, à côté de quelques milliers de vies sauvées, pour beaucoup par actions clandestines, combien de dizaines de milliers de massacres dans les populations musulmanes qui avaient cru en la parole de la France et chez nos compatriotes Pieds-Noirs?

En somme, par ce dernier alinéa, il fallait solennellement rappeler à nos forces armées présentes sur le sol algérien qu’après le 19 mars, elles ne devaient plus intervenir, elles devaient laisser faire les égorgeurs... Ce dernier alinéa, le comble dans l’expression de l’ignominie !

A la réflexion du lecteur, nous ne laisserons ici qu’un seul drame, non pas qu’il fût, hélas ! le plus sanglant, mais parce qu’ii illustre sans doute le mieux l’application criminelle du « Devoir » selon l’auteur de l’ordre du jour du 19 mars 1962. Les tueries d’Oran, notamment celles du 5 juillet 1962, dans la ville la plus moderne et la plus européenne d’Algérie, celle qui avait le moins connu les effets de la rébellion, où étaient concentrées de nombreuses unités françaises auxquelles il avait été interdit d’intervenir pendant que leurs compatriotes se faisaient enlever et massacrer.

Résultat : plus de 700 morts dont de nombreux disparus. Pourtant plusieurs centaines d’autres avaient été sauvées parce que certains commandants d’unités avaient, ce même jour, décidé que leur devoir était de désobéir [10] pour prêter assistance à populations en danger de mort. Tout simplement, en observant la vraie « tradition du Devoir » dans l’armée française.

CONCLUSION

Foch, de Lattre, Ailleret. Trois noms, trois chefs, trois guerres. Et aussi trois signatures qu’il m’a paru opportun de rapprocher puisque d’autres, le 19 mars, se permettent à leur manière de le faire.

Chacun pourra en tirer ses propres conclusions mais il n’est pas honnête de prétendre y parvenir sans se replonger au cœur de ces trois temps forts, seulement séparés par 44 ans de notre histoire de France. Surtout le troisième, le plus récent mais le plus dramatique dans son dénouement. L’hommage national aux deux premiers recueille l’unanimité nationale, le troisième n’a pas fini de nous diviser.

Mais à quoi bon cette longue analyse de texte pour ceux qui refusent de comprendre ? Nous savons depuis longtemps qu’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

François Lescel

Ordre du jour du Maréchal FOCH "A toutes les forces de l'ombre"

NOTES:
[1] Paragraphe II - Déclarations gouvernementales du 19 mars 1961 relatives à l’Algérie. A) Déclaration générale. 2e alinéa.

[2] Investiture de l’Assemblée nationale le 1er juin 1958. Conférence de presse du 23 octobre, en uniforme, à Matignon : "Et cependant, je dis, sans embarras, que pour la plupart d’entre eux, les hommes de l’insurrection ont combattu courageusement Que tienne la paix des braves ! et je suis sûr que les haines iront en s’effaçant..." Nous savons ce qu’il advint.

[3] Voir § II de l’argumentaire Pourquoi nous refusons la date du19 mars 1962 que nous avons consacré à cette question.

[4] Le 21 avril 1961, le putsch des quatre généraux d’armée (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller) déclenché en réaction à !a politique du général de Gaulle perçu comme conduisant à l’abandon de l’Algérie.

[5] Cette période avait été illustrée par la bataille dite « de Souk Ahras » entre le 28 avril et le 3 mai 1958 au cours de laquelle une dizaine de katibas (effectif et armement légèrement inférieurs à une compagnie d’infanterie régulière) étaient parvenues à franchir le barrage électrifié mais avaient toutes été anéanties dans de secteur du djebel el Mouhadjène.

[6] L’une de ces formes d’action avait été la manifestation du 17octobre 1961 à Paris où plusieurs centaines de musulmans avaient été « mobilisés » sous la menace des agents métropolitains du FLN.

[7] Effectivement, plusieurs centaines de militaires français ont été tués dans des contacts avec des unités du FLN après le 19mars 1962.

[8] La base navale et quatre des cinq installations sahariennes sont évacuées en 1976, la cinquième en 1978. L’ensemble de ce déploiement entrait dans le cadre des essais atomiques français.

[9] Question posée : « Voulez-vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ? »

[10] L’un d’eux fut !e capitaine Rabah Kheltff (1933-2003), l’un des nôtres à la Farac dont il fut de longues années membre de son comité directeur, qui fonda l’UNACFM (Union nationale des anciens Combattants Français Musulmans) et œuvra acti vement pour l’avènement de la journée nationale d’hommage aux harkis et supplétifs le 25 septembre, inaugurée en 2001. 

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