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La région lyonnaise et la légion étrangère

Mémoire

Ancienne rue de la Vierge Exp. Oscar Mayot 1er étranger dépôt de la rue de la Vierge Lyon

Les premiers contacts

Les 2 régiments étrangers formant la brigade étrangère participaient à la campagne de Crimée, il n’y avait donc presque plus de légionnaires en Algérie. C’est pourquoi l’empereur Napoléon III comptant sur un recrutement étranger à base de Suisses décida la création le 17 janvier 1855 d’une 2e Légion étrangère appelée aussi “ Légion suisse ”. Mais le recrutement fut loin de ce qui avait été espéré et elle fut dissoute le 16 avril 1856. Ce qui en restait donna naissance au nouveau 1er régiment étranger formé à Sathonay-Camp avec un noyau de Suisses venant de la 2e Légion. Le nouveau régiment quitta Sathonay-Camp et embarqua à Toulon pour l’Algérie le 6 juillet 1856. Ce fut donc le premier contact de la région lyonnaise avec la Légion.

La guerre de 1914-1918

Au tout début de la Grande Guerre, un décret permit l’engagement à la Légion de volontaires étrangers pour la durée de la guerre (les E.V.D.G.) et le 25 août 1914, des cadres et des légionnaires quittaient Sidi-Bel-Abbés pour constituer à Lyon le dépôt du bataillon A, l’un des 4 bataillons formant le 2e régiment de marche [1] du 1er Etranger, aux ordres du colonel PEIN. Ce dépôt devint par la suite le dépôt du Régiment de Marche de la Légion étrangère, le célèbre R.M.L.E. qui fut créé le 1er novembre 1915 sur décision du général JOFFRE par fusionnement des 2 régiments de marche étrangers qui avaient subi de lourdes pertes. Il était situé rue de la Vierge dans le 7e arrondissement qui est devenue depuis 1945 la rue Gilbert Dru.

En 1918, le gouvernement américain ayant lancé un emprunt par souscription pour soutenir son effort de guerre demanda le 20 août au Président de la République d’envoyer aux Etats-Unis un détachement de Légion étrangère afin de participer à la campagne pour l’emprunt. Le dépôt du Régiment de Marche de la Légion Etrangère de Lyon fournit une partie de l’effectif du détachement placé sous les ordres du chef de bataillon Chastenet de Géry, chef du dépôt.

Au début de 1919, les 1.240 volontaires étrangers restant du R.M.L.E , engagés pour la durée de la guerre furent dirigés sur le dépôt de Lyon pour y être démobilisés.

La Guerre de 1939-1945

Le 1er novembre 1939, un régiment de Légion étrangère, destiné au front de France, fut créé au voisinage de Lyon dans le camp de La Valbonne. A Sidi-bel-Abbés fut sélectionné un « noyau actif », c’est à dire un ensemble d’officiers, de sous-officiers et de légionnaires.
Insigne du Dépôt de la Légion étrangère en 1939 Ce noyau était destiné à être une sorte de levain dans le corps naissant. Une décision ministérielle mobilisait dans la Légion étrangère les Français (naturalisés ou non) qui y avaient déjà servi. Le 11e Régiment Etranger d’Infanterie ayant été créé le 6 novembre 1939 eut comme premier chef de corps le colonel Maire et partit pour la Lorraine vers la mi-décembre 1939.

Insigne du dépôt de la Légion étrangère en 1939 Engagés volontaires pour la durée de la guerre (EDVG), dépôt de la Légion étrangère de Sathonay-Camp

Engagés volontaires pour la durée de la guerre (EDVG) Dépôt de la Légion étrangère de Sathonay-Camp Le 12e Régiment Etranger d’Infanterie créé le 25 février 1940, commandé par le colonel Besson, fit aussi son instruction au camp de La Valbonne.
Le dépôt métropolitain de la Légion étrangère de Sathonay-Camp, de Vancia et de la Valbonne fut officiellement créé le 2 septembre 1939 et placé sous le commandement du colonel Debas, ancien chef de corps du 5e Régiment Etranger d’Infanterie de 1930 à 1934 et du 1er Etranger de novembre 1934 à février 1935.

Le 15 juin 1940, ce détachement fournit un bataillon de marche d’environ 600 hommes mis en place à Sathonay-Camp sous les ordres du chef de bataillon Malaise pour défendre Lyon. Après avoir évacué les légionnaires d’origine germanique vers le Sud, il fut alors composé de 4 compagnies, d’une section de mitrailleuses et d’un élément de cavalerie destiné au 97e Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie de la Légion étrangère. Il fit partie du groupement du général de Mesmay formé de 10 bataillons dont deux du 25e Régiment de Tirailleurs Sénégalais ainsi que d’unités du 405e Régiment de D.C.A. Ce groupement combattit principalement contre le célèbre régiment d’infanterie “ Grossdeutschland ”.

D’après Monsieur Frédéric Lainé, ayant fait une étude sérieuse sur le dépôt de la Légion étrangère de Sathonay, les deux légionnaires inhumés dans le “ Tata ” [2] sénégalais de Chasselay avec les 188 tirailleurs du 25e R.T.S. “ Morts pour la France ” appartenaient à la compagnie du capitaine Duchenois du bataillon de marche de Sathonay et venaient du 3e R.E.I.

Le légionnaire Sevilanoff Alexis, matricule 11.292. Le caporal Moustafa Osman, matricule 7.784. Cette unité avait construit une barricade à l’entrée nord de Fontaines-sur-Saône à laquelle se heurta le 19 juin un élément du régiment “ Grossdeutschland ” qui se dirigeait sur Lyon. Trois légionnaires furent tués en défendant cet obstacle, dont les deux qui reposent dans le“ Tata ” sénégalais.
Le dépôt de la Légion étrangère de Sathonay-Camp fut dissout en juillet 1940 après l’armistice, à Fuveau [3] dans les Bouches du Rhône qu’il avait rejoint lors de son repli. Le colonel Debas fit ses adieux aux légionnaires dans son Ordre N° 75 en date du 13 juillet 1940 dans lequel il déclara :
“Je félicite les vétérans et les jeunes légionnaires du Bataillon de Marche de Sathonay qui défendirent Lyon dans des combats à armes inégales contre un adversaire supérieurement entraîné et équipé.”

La Légion étrangère et la libération de Lyon en 1944

La 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère faisait partie de la 1ère Division Française Libre commandée par le général Brosset dont la demeure familiale était à Rillieux La Pape près de Lyon.

Le 1er bataillon de la 13e DBLE comprenant la 22e compagnie nord africaine était commandé par le chef de bataillon de Sairigné [4], et après un accrochage avec les Allemands, il pénétra dans Lyon le 3 septembre vers 17h30 en franchissant la Saône par le pont de l’Homme de la Roche qui n’avait pas été détruit par l’occupant. Un Te Deum fut chanté le 5 à la basilique de Fourvière en présence d’une compagnie d’honneur de ce bataillon. Après avoir défilé dans les rues de Lyon sous les acclamations enthousiastes de la population, le 1er bataillon quitta la ville le 7 pour Autun où il allait affronter un fort groupement ennemi.

La Légion étrangère à Lyon après la 2e guerre mondiale

Un Poste de Recrutement de la Légion Etrangère (PRLE) appelé aussi Poste d’Information (PILE), suivant l’époque, fut installé à Lyon en 1951, tout d’abord dans un bureau de la Marine Nationale situé dans la caserne dite des « cuirassiers » de la Part Dieu. Puis par la suite en 1965 il occupa une partie du château La Mothe dans la caserne « sergent Blandan » avec une annexe dans le centre de la gare de Perrache. Lorsque la caserne fut cédée à la ville de Lyon avec le château La Mothe, cette petite formation de la Légion fut installée dans un bâtiment rénové du quartier « général Frère », avenue Leclerc.

Château La Mothe (gravure ancienne) Le PILE actuel fait partie du Groupement de Recrutement de la Légion Etrangère (GRLE) stationné au Fort de Nogent à Fontenay-sous-Bois (Val de Marne).

Insigne du dépôt de la Légion étrangère en 1939 Engagés volontaires pour la durée de la guerre (EDVG), dépôt de la Légion étrangère de Sathonay-Camp

NOTES:

[1] Dans son livre « La butte sanglante », Pierre Miquel a écrit sur la prise de la côte 140 (Artois) en mai 1915 au sujet de ce régiment de marche : « Les volontaires proviennent de Lyon pour le bataillon A » et « Le bataillon du recrutement de Lyon, où se trouve Cendrars l’Helvéte, natif de La Chaux-de-Fonds ».

[2] En Afrique Orientale TATA signifie « Enceinte de terre sacrée » où l’on inhume les guerriers morts au combat.

[3] Le légionnaire Orliac (Nom sous lequel s’est engagé à la Légion le comte de Paris pour la durée de la guerre) était à Fuveau.

[4] Le colonel de Sairigné qui commanda la 13e DBLE en Indochine tomba au champ d’honneur le 1er mars 1948 sur la route entre Saïgon et Dalat. 

FARAC

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